Engagements

Notre coopérative labellisée « Bio Équitable en France ».

12 décembre 2025

Nous sommes fiers d’annoncer que Solibio vient d’obtenir la labellisation Bio Équitable en France. Cette nouvelle étape importante, marque notre engagement collectif en faveur d’une agriculture biologique, locale et plus équitable pour les femmes et les hommes qui la font vivre.

Nous vous partageons dans cet article, ce que défend ce label, le chemin parcouru pour l’obtenir, et celui qu’il nous reste à faire !

Encore un label ? 

Oui, mais un label français, au cahier des charges sérieux et exigeant, qui va nous permettre de valoriser davantage les pratiques de nos fermes, et la qualité de nos produits. 

Voici les principaux points-clés du référentiel Bio Équitable en France :

1 – Un prix juste et rémunérateur pour les producteurs

L’un des piliers fondamentaux du label est la garantie d’un prix rémunérateur pour les producteurs. Concrètement, cela signifie que les prix sont construits à partir des coûts réels de production, en intégrant le travail des producteurs et de leurs équipes, les investissements nécessaires, et la pérennité des exploitations.

Ce principe permet à nos producteurs de se projeter dans l’avenir, de sécuriser leur activité et de vivre dignement de leur métier. Une condition essentielle pour maintenir une agriculture biologique alsacienne forte et résiliente.

2 – Un emploi local et responsable

Le label impose également des critères sociaux exigeants en matière d’emploi. Il promeut le recours à une main-d’œuvre locale, dans le respect du droit du travail français, et exclut le recours aux travailleurs détachés. 

Les producteurs s’engagent à offrir des conditions de travail dignes, avec des contrats clairs, une rémunération conforme aux conventions en vigueur et le respect des règles de santé et de sécurité. 

3 – Une gouvernance démocratique et collective

Être labellisé Bio Équitable en France, c’est aussi respecter une gouvernance démocratique. Au sein de notre coopérative alsacienne, les producteurs décident et votent, selon le principe “une personne, une voix”.

Cette organisation collective garantit que les orientations prises correspondent aux besoins du terrain, et favorise l’implication, la solidarité et le partage des responsabilités entre les membres de la coopérative.

4 – Une origine France clairement affirmée

Bio Équitable en France valorise des filières 100 % françaises. Cette dimension est essentielle pour soutenir l’agriculture locale, préserver les savoir-faire territoriaux et renforcer la souveraineté alimentaire.

Pour les consommateurs, c’est l’assurance de produits bio équitables et ancrés dans les territoires, avec une traçabilité claire et vérifiée.

5 – Un engagement contrôlé et indépendant

L’obtention du label repose sur des audits réguliers réalisés par des organismes indépendants, qui garantissent le respect des critères du référentiel.

De la décision de se lancer dans l’aventure, à la labellisation

Là où le label « agriculture biologique » garantit le mode de production, le label « Bio Équitable en France » garantit donc la justice économique et des engagements sociaux. 

Cette décision stratégique nous permet de nous différencier de nos concurrents, en répondant aux enjeux de la loi Climat et Résilience, venu renforcer la loi Egalim sur le commerce équitable en restauration collective, et en communiquant plus facilement sur les pratiques des fermes.

C’est une démarche à la fois collective, au sein de notre coopérative, mais aussi avec nos collègues d’autres régions du Réseau Manger Bio : Bio a pro et Manger Bio Sud-Ouest, qui ont eu la même volonté.  Pour labelliser nos modèles de SCIC (société coopérative d’intérêt collectif), Bio Équitable en France a dû apporter quelques modifications à son référentiel, notamment sur la gouvernance. 

À l’origine, le référentiel prévoit que les producteurs détiennent 50 % des voix. Or, notre modèle fait le choix de privilégier une gouvernance collaborative, associant l’ensemble des parties prenantes : producteurs bien sûr, mais aussi salariés, partenaires associatifs et distributeurs engagés, tels que Satoriz et Biocoop, particulièrement sensibles à ces enjeux. Les producteurs demeurent néanmoins le collège majoritaire, puisqu’ils représentent la part de voix la plus importante au sein de notre gouvernance, avec 29 % des droits de vote.

Sur d’autres points, la validation des critères du référentiel s’est révélée bien plus aisée. À titre d’exemple, la part des achats de la coopérative réalisée en dehors des membres coopérateurs ne doit pas dépasser 20 %. Un seuil que nous respections déjà pleinement.

Le référentiel du label insiste également clairement sur la promotion d’une agriculture familiale, paysanne et vivante, c’est-à-dire des fermes de taille raisonnable, favorisant des pratiques agroécologiques et une transmission facile entre générations. Les fermes des coopérateurs de Solibio ayant clairement ce profil, ce critère a facilement pu être atteint.

Une fois toutes les cases cochées, il a également fallu faire des choix, raisonnables, pour déterminer les produits à labelliser. Adosser un label à un produit a un coût, nous rentrons donc progressivement sur ce marché avec cinq produits phares : deux variétés de pommes de terre bio (Marabelle et Charlotte), la carotte bio, et deux variétés de pommes bio (Gala et Topaz).

Le démarrage d’un nouveau travail collectif

La labellisation officielle n’est pas la fin du travail. Elle nous engage à présent à travailler tous ensemble, producteurs et salariés, sur plusieurs sujets :  

  • La définition d’un prix minimum collectif.
    A date, chaque ferme définit son prix. La prochaine étape est de mettre en commun les coûts de production de chacun, pour établir un prix par produit labellisé.
  • La contractualisation. Des engagements signés entre les producteurs et Solibio doivent être pris sur les volumes d’achat, avec un prix minimum rémunérateur.
  • La mise en place d’un comité « commerce équitable » au sein de la SCIC
  • Une réflexion à mener sur l’usage du fonds de développement : l’une des obligations du label est de réinvestir une partie du chiffre d’affaires dans un projet pour la coopérative (outillage, formation, stockage…)
  • La création d’un règlement intérieur pour les arboriculteurs. Déjà existant au sein de Solibio pour les maraîchers, ce document est destiné à établir un cadre clair de la relation commerciale entre les producteurs, et avec Solibio
  • L’animation d’actions de sensibilisation au commerce équitable pour les salariés, les associés coopérateurs, et le grand public

L’année 2026 sera donc sous le signe du commerce équitable ! Une reconnaissance forte que nous sommes heureux de porter et qui vient saluer notre engagement collectif.
Nous remercions chaleureusement les équipes du label, pour leur accompagnement précieux tout au long de cette démarche.

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