France 3 met en avant notre labellisation équitable !
01 septembre 2026
10 septembre 2026
Canicule à répétition, sécheresse, cet été 2026, nous avons vécu de plein fouet les effets du changement climatique. Pour nos producteurs, les conséquences ont été très concrètes.
Agronomiquement, un plant de légumes a besoin d’eau pour dissoudre et transporter les nutriments du sol vers ses cellules, et de soleil pour réaliser la photosynthèse, afin de produire l’énergie nécessaire à la croissance et au mûrissement de ses fruits.
Lorsque les températures dépassent régulièrement les 30 °C, les plants subissent un fort stress thermique. Leur croissance ralentit et la plante mobilise davantage ses ressources pour résister à la chaleur, au détriment de la formation et du développement des fruits.
Habituellement disponibles en quantité, les légumes d’été ont donc particulièrement été touchés : un impact direct sur le volume de tomates et de courgettes bio alsaciennes que nous avons pu proposer. D’autres cultures telles que les salades, ont directement brûlé sous le soleil cuisant.
Cette situation a été ressentie dans toute la France, le journal La France Agricole fait le bilan.
Cette mécanique d’arrêt de croissance en raison des fortes chaleurs, puis de reprise de la pousse, entraîne des incertitudes quant aux prochaines récoltes : quel rendement ? quel calibre ? quelle capacité de conservation ? quel aspect visuel ?
Des retards de disponibilités et des difficultés d’approvisionnement sont à prévoir pour les légumes racines, notamment le céleri, la carotte, le panais et ce de manière généralisée en France.
Les producteurs constatent également des calibres plus petits pour les pommes de terre, les oignons, les navets, mais aussi pour les pommes et les poires.
Certaines cultures seront néanmoins au rendez-vous : la récolte de courges s’annonce prometteuse.
Ce changement nous met face à une nouvelle réalité avec laquelle il faudra apprendre à composer pour les fruits et légumes : un aspect moins esthétique, un calibre plus petit, un manque de disponibilité ponctuel, mais aussi potentiellement des tarifs plus variables.
Le modèle de Solibio, qui place le collectif au centre, permet cependant de répartir les risques : lorsqu’une ferme est particulièrement touchée par un épisode climatique sur une culture, une autre peut parfois obtenir de meilleurs résultats.
Face à ces aléas, nous espérons que l’ensemble des acteurs du marché seront solidaires des producteurs, pour maintenir les fermes et développer davantage la résilience alimentaire du territoire.
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